Défis et Perspectives de la Participation Politique en Algérie

Décembre 2025, Rym Goura

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Défis et Perspectives de la Participation Politique en Algérie

« Dans ce système, les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent », c’est en ces termes qu’Alexis de Tocqueville dans De la démocratie en Amérique en 1840 observe les limites d'une participation politique réduite à sa simple expression électorale, un enjeu qui résonne particulièrement avec les défis contemporains de la démocratie, qui ne doit jamais être prise pour acquise. 

La participation politique désigne l’ensemble des actions entreprises par les citoyens pour influencer les décisions publiques, les politiques gouvernementales ou le choix de leurs représentants. Elle inclut donc aussi bien des pratiques institutionnelles, telles que le vote, l’adhésion à un parti, la candidature à des élections que des formes non-institutionnelles, telles que les pétitions, les campagnes de sensibilisation, l’engagement dans des associations civiques ou les mouvements sociaux. Toutefois, la participation politique ne s’étudie pas uniquement de manière quantitative, soit par la mesure du taux de vote, mais elle se mesure aussi de manière qualitative, soit par la capacité réelle des citoyens à influencer les décisions publiques. Elle est donc étroitement liée avec la qualité de l’information diffusée et de l’éducation citoyenne.

Dans le cadre de l’Algérie, la participation politique est un enjeu clé, car la légitimité du pouvoir repose sur la participation effective de tous les citoyens. Ainsi, en juillet 2025, lors du Sommet national de la jeunesse et de la participation politique, le président Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé son engagement en faveur d’une intégration accrue des jeunes dans les institutions nationales. De telles initiatives démontrent l’importance de la participation politique pour l’État algérien et pourtant, celle-ci présente encore de nombreuses contradictions, défis et limites. 

En effet, dans la mesure où la liberté d’expression et d’information ne sont pas encore acquises, il semble complexe d’établir une participation politique efficace. Ainsi, comment garantir, dans ce cadre institutionnel restreint, une représentation fidèle de la volonté du peuple en Algérie ?

I. Le Cadre du Contrôle Institutionnel Persistant : Les Défis de l'Autoritarisme Juridique et Militaire

Le principal obstacle à une participation politique effective réside dans le fonctionnement de l’appareil politique, officiellement semi-présidentiel, mais qui, dans les faits, demeure hyper présidentiel et étroitement appuyé par un appareil militaire hégémonique.

A. L'Hyper-Présidentialisme et la Consécration du Pouvoir Militaire

Le système politique est largement fondé sur un hyper-présidentialisme hérité de la Constitution de 1976. En effet, le Président de la République monopolise l'essentiel des prérogatives : il détient l'initiative constitutionnelle, se charge des affaires étrangères et de la défense nationale, dispose du pouvoir réglementaire autonome, nomme un tiers des membres du Conseil de la Nation, ainsi que tous les membres de l'Autorité Nationale Indépendante des Élections (ANIE). De plus, le président dispose d’un pouvoir normatif étendu : l’article 142 de la Constitution lui permet de légiférer par ordonnance, y compris durant les vacances parlementaires, illustrant la centralité de l’exécutif dans le processus législatif. Les contre-pouvoirs restent donc limités ; par exemple, bien que la Constitution prévoie une Haute Cour de l'État pour juger les crimes de « haute trahison », l'organisation de cette Cour (introduite en 1996) n'a jamais fait l'objet d'une loi organique promulguée. Cela signifie qu’en réalité elle ne saurait être mise en pratique.

Dans le contexte algérien, la Constitution de 2020 incarne à la fois une volonté d’ouverture politique et une consolidation du pouvoir en place. Elle est adoptée à la suite du Hirak, un mouvement de contestation à caractère pacifique contre un cinquième mandat du président algérien Bouteflika en février 2019. Cette Constitution se présente comme une réponse institutionnelle aux aspirations citoyennes de réforme. Ce texte, qualifié par certains de « nouvelle Constitution », introduit plusieurs avancées démocratiques notables, tout en renforçant, de manière plus implicite, le contrôle du pouvoir exécutif et militaire sur la vie politique.

Sur le plan des progrès, la Constitution limite désormais à deux le nombre de mandats présidentiels, d’une durée de 5 ans, qu’ils soient consécutifs ou non. La Constitution reconnaît le rôle de la société civile dans la gouvernance publique et réaffirme les libertés fondamentales, telles que la liberté de la presse, d’association et de manifestation, désormais soumises à un régime déclaratif. Enfin, l’indépendance du pouvoir judiciaire est réaffirmée, avec la création d’un Conseil supérieur de la magistrature incluant des magistrats élus.

Cependant, ces avancées demeurent limitées. L’article 30 (al. 4) consacre le rôle politique de l’Armée nationale populaire (ANP), désormais garante des « intérêts vitaux et stratégiques du pays ». Cette disposition institutionnalise l’influence de l’armée dans la vie politique, en contradiction avec les principes de la Charte africaine de la démocratie, qui préconise un contrôle civil des forces armées. De même, la protection des libertés publiques est affaiblie par l’article 34 (al. 2), qui autorise des restrictions au nom de la sécurité ou des « constantes nationales », notion floue qui peut être utilisée pour justifier la répression de mouvements contestataires. Par ailleurs, L’ordonnance de 2021, élargissant la définition du terrorisme à toute tentative de changement du système de gouvernance, et la non-abrogation de la loi de 1991 sur les manifestations ont permis d’étouffer les mobilisations issues du Hirak. Ces mesures reflètent une question centrale pour le pouvoir algérien : jusqu’où est-il possible de garantir la stabilité ? En effet, si elles sont souvent justifiées au nom de la préservation de l’ordre, elles risquent tout autant de se transformer en instruments de répression.

Ces dérives ont des répercussions directes sur la société civile : plusieurs associations, comme le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) ou la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), ont été dissoutes par la suite pour des motifs politiques.

Ainsi, la Constitution de 2020 marque une modernisation juridique apparente et une libéralisation contrôlée. Si elle consacre certains principes démocratiques, elle maintient dans les faits un système hyper présidentiel dominé par un appareil sécuritaire fort, où les ouvertures politiques restent largement encadrées par le pouvoir.


B. La Crise de Légitimité et la Défiance Citoyenne

Dans ce cadre, la participation politique effective se retrouve minée par une profonde crise de légitimité et de confiance entre le peuple et ses dirigeants.

Le taux de participation électorale est devenu un enjeu politique majeur en Algérie. L’abstention n’est pas toujours passive , elle peut aussi constituer une véritable « action militante ». Ainsi, lors de l’élection présidentielle de 2019, le taux d’abstention officiel a atteint 58 %, tandis que la réélection de Tebboune en 2024 a enregistré un record de 76 %. Le référendum constitutionnel de 2020, quant à lui, a vu une participation extrêmement faible, de seulement 23,84 %: la plus basse jamais enregistrée.

Cette désaffection électorale est souvent interprétée comme un refus de l’offre politique proposée par le pouvoir et les partis, traduisant le sentiment que « le jeu électoral est fermé d’avance ». Toutefois, il est à noter que les seuls taux de participation ne permettent pas de distinguer l’abstention dite « active », celle qui vise à dénoncer le système de l’abstention dite « passive », qui résulte d’un simple désintérêt pour la politique.

La corruption présente elle aussi un défi majeur en Algérie, car elle sape la confiance du peuple algérien. La campagne de lutte contre la corruption lancée par le président Tebboune a visé plusieurs responsables de l'ère Bouteflika. Par exemple, Hassan Tidjani Haddam, ancien ministre du travail (avril 2019 - janvier 2020) et ex-directeur de la CNAS, a été condamné en septembre 2025 à sept ans de prison pour le détournement de 5,8 milliards de dinars, soit près de 38 millions d’euros. Les électeurs ont donc un sentiment de « déjà vu », qui fait renaître la méfiance, notamment en raison de l'opacité concernant la santé du président Tebboune, rappelant la gestion de la maladie du président Bouteflika à partir de 2013. La corruption se manifeste de même dans le processus électoral par la dénonciation de la « chkara » (l'argent sale) utilisé pour acheter des candidatures et des voix.

Ainsi, le cadre institutionnel et le cadre juridique sont à l’origine de ce manque de participation politique. Toutefois il existe d’autres obstacles à cette participation qu’il est nécessaire d’étudier afin de comprendre les initiatives qu’il est possible de mettre en place.

II. Un rapport inégal de la société algérienne au politique 

A. La jeunesse : entre désillusion et désintérêt politique

Représentant plus des trois quarts de la population, la jeunesse algérienne constitue un atout démographique majeur, mais elle demeure largement absente des espaces politiques. Cet éloignement se manifeste à travers des taux d’abstention particulièrement élevés et un désengagement marqué vis-à-vis des institutions.

Lors des élections locales de 2017, les jeunes âgés de 18 à 29 ans représentaient environ 65 % des abstentionnistes, traduisant un fort désintérêt apparent à l’égard du processus électoral. Toutefois, une étude menée par l’Union Européenne dans le cadre du projet SAHWA montre que près d’un tiers des 15-29 ans adhèrent à une organisation politique, associative ou citoyenne. Cette proportion reste non-négligeable. Ainsi, ce désengagement politique chez les jeunes n’est pas total et montre qu’une porte reste ouverte afin d’impliquer davantage la jeunesse algérienne.  De plus, il ne s’agit pas tant d’une apathie politique que d’un retrait vis-à-vis des formes traditionnelles de participation, jugées inefficaces ou déconnectées de leurs préoccupations. Cette distance trouve en grande partie son origine dans un sentiment d’exclusion économique et sociale. En effet, le chômage, par exemple, est très élevé, il touche près de 30 % d’entre eux, y compris des diplômés et alimente une impression de marginalisation et d’absence de perspectives, qui influe sur leur rapport à la vie politique.

Par ailleurs, si l’on prend l’exemple de la période du Hirak, une large partie de la jeunesse algérienne n’avait connu que le long règne de Bouteflika, ce qui nourrissait le sentiment d’une vie politique figée, dominée par les mêmes acteurs et dépourvue de perspectives réelles de changement. 

Aujourd’hui, bien que la présidence ait changé avec l’arrivée d’Abdelmadjid Tebboune après Bouteflika, ce sentiment demeure largement présent. La politique institutionnelle apparaît souvent déconnectée des préoccupations concrètes des jeunes et, plus largement, de nombreux citoyens.


B. Les femmes : entre aspirations d’émancipation et contraintes sociopolitiques

Une autre catégorie de la population, encore aujourd’hui en retrait de la vie politique, est celle des femmes. Bien qu’elles représentent un potentiel électoral considérable, leur participation demeure inférieure à celle des hommes. Lors des élections locales de 2017, plus de la moitié d’entre elles (53 %) ont déclaré s’être abstenues, un taux atteignant plus de 70 % parmi les femmes au foyer. Cette moindre participation traduit avant tout la persistance de freins sociaux et institutionnels, mais aussi d’une perception de la politique comme un domaine encore peu accessible ou peu représentatif de leurs préoccupations.

Le rapport des femmes à la politique s’inscrit dans un contexte historique et juridique qui a longtemps consolidé leur marginalisation. L’un des symboles les plus marquants de cette inégalité demeure le Code de la famille, adopté en 1984, qualifié par l’avocate et militante Aouicha Bekhti de « code de l’infamie ». Ce texte régit le mariage, le divorce, la filiation et l’héritage. Il impose par exemple des conditions plus strictes pour qu’une femme puisse initier une procédure de divorce. En matière d’héritage, il maintient également une inégalité de principe, la femme héritant d’une part inférieure à celle d’un homme dans des situations équivalentes. Bien que certaines révisions aient été introduites en 2005, les militantes dénoncent encore aujourd’hui un texte qui institutionnalise la dépendance juridique et sociale des femmes. Des figures comme Aouicha Bekhti ont joué un rôle central dans la dénonciation de ces inégalités. Elle dénonce un code qui représente « une négation de la citoyenneté pleine et entière des femmes algériennes ». Par son action au sein des associations de défense des droits des femmes, elle a contribué à mettre en lumière le lien étroit entre la marginalisation juridique et la faible représentation politique des femmes.
Historiquement, la participation politique féminine a souvent été entravée par des pratiques patriarcales. Jusqu’en 1991, les hommes pouvaient voter à la place de leur conjointe, un fait dénoncé par des militantes par le slogan: « Le vote, c’est comme la prière, personne ne peut le faire à ta place.». La réforme de 1991 a mis fin à cette procuration automatique, mais les obstacles culturels et symboliques à la participation politique des femmes restent très présents. La démocratisation des années 1990 a certes ouvert de nouveaux espaces d’expression, mais elle s’est déroulée dans un contexte social peu favorable marqué par la montée de l’islam politique. Comme le souligne Fatema Mernissi, cette transition a fait entrer « le peuple »,  et les femmes dans son sillage, dans le jeu politique sans leur donner les moyens d’y exercer pleinement leur citoyenneté.
Les travaux de Nabila Sassi révèlent en outre une fracture sociale nette : les femmes les plus instruites et actives professionnellement sont aussi les moins attachées au modèle de société islamique et les plus favorables à une réforme des lois inspirées de la charia. Près de 67 % d’entre elles se déclarent favorables à une émancipation vis-à-vis de ces lois, contre seulement 20 % des hommes.

Toutefois, ce désir d’égalité ne se traduit pas toujours par un engagement partisan. Une majorité de femmes expriment une distance critique vis-à-vis de la politique, estimant qu’aucun parti ne représente réellement leurs aspirations. Leur engagement se déplace souvent vers des formes d’action sociale, éducative ou associative, perçues comme plus efficaces pour contribuer à la cohésion nationale et à la stabilité, valeurs qu’elles jugent prioritaires dans un contexte encore marqué par la défiance et la fragilité institutionnelle.


C. La diaspora : entre attachement symbolique et désillusion politique 

La diaspora algérienne, estimée à 7 millions, représente elle aussi un électorat potentiel important. Pourtant, les communautés algériennes de l’étranger se tiennent encore à l’écart de la vie politique algérienne, malgré leur attachement au pays qui reste, pour beaucoup, fort. Ce paradoxe entre l’attachement au pays et la participation à la vie politique nationale s’explique en partie par une sous-représentation institutionnelle, une faible reconnaissance politique, malgré des améliorations constatées dans ce champ,  et un sentiment durable de marginalisation.

Depuis 1997, seulement huit sièges de députés leur sont réservés à l’Assemblée populaire nationale, un quota qui n’a pas été modifié malgré la croissance à la fois du nombre total de parlementaires et du nombre d’Algériens résidant à l’étranger. La reconnaissance de la diaspora reste donc encore limitée. Ce déséquilibre pourrait s’expliquer par une stratégie de préservation du pouvoir, visant à limiter l’influence de cet électorat qui peut porter un regard critique vis-à-vis du gouvernement. Cette marginalisation s’est accentuée avec la réforme constitutionnelle de 2016. Celle-ci interdit aux binationaux l’accès à certaines hautes


fonctions de l’État. Cette disposition, perçue comme une mesure d’exclusion, a suscité une certaine indignation au sein de la communauté émigrée, qui y a vu une remise en cause de sa loyauté et de sa pleine citoyenneté. En imposant la nationalité algérienne exclusive pour exercer des responsabilités politiques, le pouvoir a renforcé le sentiment d’une citoyenneté à deux vitesses, où les émigrés sont valorisés pour leurs transferts financiers ou leurs compétences, mais exclus des espaces de décision. L’ancienne députée Chafia Mentalecheta, élue de la circonscription de France, évoque à ce sujet sa difficulté à se faire entendre au sein de l’Assemblée afin de défendre les préoccupations de la communauté émigrée qui  sont souvent reléguées au second plan des débats politiques nationaux.

Ainsi, en ce qui concerne la participation électorale, la diaspora se montre faiblement mobilisée. Le taux de participation avoisine les 20 %, un chiffre comparable à celui enregistré sur le territoire national, mais qui reste très faible au regard du potentiel électoral de la diaspora. Lors de la présidentielle de 2024, seuls les partisans du président sortant, Abdelmadjid Tebboune, se sont véritablement mobilisés à l’étranger, organisant des meetings à Paris, Lyon ou Marseille, sans aucune mobilisation réelle adressée aux autres candidats. Ainsi, le désintérêt politique, le sentiment que les «jeux sont déjà faits » reste aussi présent chez la diaspora algérienne. 

Bien que perçue comme un atout stratégique et un réservoir de compétences, la diaspora algérienne continue d’occuper une place périphérique dans la vie politique du pays. Son rôle reste souvent réduit à celui de vitrine, ou de levier économique. Cette situation entretient un paradoxe, car la communauté mobilisée sur le plan identitaire et culturel, reste exclue du champ politique. Ainsi, pour une participation politique effective et la mise en place de nouvelles initiatives, il semble nécessaire de prendre en compte toutes les composantes de la société algérienne. 

En somme, différentes contraintes peuvent s’imposer à chacune de ces catégories, et il est nécessaire de prendre en compte les facteurs socio-économiques susceptibles d’impacter leur participation à la vie politique. Il en découle que les initiatives doivent se concentrer avant tout sur les catégories les plus marginalisées, en mettant notamment l’accent sur l’éducation politique, car elle permettra de favoriser une participation politique plus effective.


III. Initiatives étatiques et citoyennes : des leviers complémentaires pour une participation politique plus effective

A. L’État, acteur clé de l’institutionnalisation de la participation politique

L’État reste un acteur clé pour renforcer la participation politique, il peut impulser des initiatives institutionnelles. Bien que les réformes successives aient été controversées car souvent utilisées au service du pouvoir en place, certaines initiatives émanant de l’État montrent une ouverture vers davantage de participation politique,  en particulier en ce qui concerne les jeunes. Ces initiatives prennent différentes formes, toutefois, elles montrent que l’un des objectifs de l’État Algérien est d'intégrer plus formellement les nouvelles générations aux institutions. 

Le Code électoral de 2021 fixe les conditions d'éligibilité, ainsi que les règles encadrant les élections et tente d’établir des critères plus rigoureux afin de lutter contre la corruption. C’est un instrument clé, car il vise notamment à renforcer la présence de candidats plus jeunes ( jusqu’à 35 ans) au sein des Assemblées élues et établit la parité sur les listes électorales. Ce sont de telles actions qui, selon Bouhenia Guioui, enseignant de sciences politiques à l'Université de Ouargla, peuvent avoir un impact concret. En effet, si la vie politique se diversifie, si elle est plus inclusive, alors la population sera plus encline à participer aux élections ainsi qu’à s'intéresser à celles-ci.

En ce qui concerne la parité, l’impact reste en pratique limité : le nombre de femmes à l’APN est d’environ 8 %, tandis que celui au Conseil de la Nation est d’à peine 2,5 %. Les politiques concernant la jeunesse récoltent quant à elles de meilleurs résultats, d’autres actions ayant permis d’encourager leur participation. En premier lieu, le plan d’action gouvernemental de 2020 prévoit des financements publics destinés à soutenir les campagnes de jeunes candidats, avec pour objectif d’abaisser les barrières financières à l’entrée en politique pour une nouvelle génération d’élus. Des structures et événements visant à formaliser le dialogue entre État et citoyen sont aussi mises en place : le Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ) et l’Observatoire national de la société civile (ONSC), par exemple, sont des instances consultatives qui tentent de rapprocher institutions et jeunesse. Le Sommet national de « La jeunesse et la participation politique » a eu lieu entre le 7 et le 8 juillet 2025 , placé sous le haut patronage du président algérien, a réuni plus de 3 000 jeunes, y compris issus de la diaspora. Lors de ce sommet, le président Abdelmadjid Tebboune a insisté sur la nécessité d’une formation, d’une éducation politique renforcée, d’espaces d’expression et de moyens de communication affranchis de la bureaucratie. Ces éléments, s’ils sont mis en pratique, sont des aspects essentiels afin de construire une démocratie.

Ainsi, une mesure ne suffit pas, le cadre juridique comme le cadre socio-économique doivent permettre à toutes les composantes de la société de se sentir incluses à la vie politique nationale. C’est un processus qui est long et qui nécessite plusieurs étapes pour être mis en pratique. 

B. La société civile ou des initiatives pour un espace alternatif d’expression et de participation citoyenne

Une autre catégorie de la population, encore aujourd’hui en retrait de la vie politique, est celle des femmes. Bien qu’elles représentent un potentiel électoral considérable, leur participation demeure inférieure à celle des hommes. Lors des élections locales de 2017, plus de la moitié d’entre elles (53 %) ont déclaré s’être abstenues, un taux atteignant plus de 70 % parmi les femmes au foyer. Cette moindre participation traduit avant tout la persistance de freins sociaux et institutionnels, mais aussi d’une perception de la politique comme un domaine encore peu accessible ou peu représentatif de leurs préoccupations.

Le rapport des femmes à la politique s’inscrit dans un contexte historique et juridique qui a longtemps consolidé leur marginalisation. L’un des symboles les plus marquants de cette inégalité demeure le Code de la famille, adopté en 1984, qualifié par l’avocate et militante Aouicha Bekhti de « code de l’infamie ». Ce texte régit le mariage, le divorce, la filiation et l’héritage. Il impose par exemple des conditions plus strictes pour qu’une femme puisse initier une procédure de divorce. En matière d’héritage, il maintient également une inégalité de principe, la femme héritant d’une part inférieure à celle d’un homme dans des situations équivalentes. Bien que certaines révisions aient été introduites en 2005, les militantes dénoncent encore aujourd’hui un texte qui institutionnalise la dépendance juridique et sociale des femmes. Des figures comme Aouicha Bekhti ont joué un rôle central dans la dénonciation de ces inégalités. Elle dénonce un code qui représente « une négation de la citoyenneté pleine et entière des femmes algériennes ». Par son action au sein des associations de défense des droits des femmes, elle a contribué à mettre en lumière le lien étroit entre la marginalisation juridique et la faible représentation politique des femmes.

Historiquement, la participation politique féminine a souvent été entravée par des pratiques patriarcales. Jusqu’en 1991, les hommes pouvaient voter à la place de leur conjointe, un fait dénoncé par des militantes par le slogan: « Le vote, c’est comme la prière, personne ne peut le faire à ta place.». La réforme de 1991 a mis fin à cette procuration automatique, mais les obstacles culturels et symboliques à la participation politique des femmes restent très présents. La démocratisation des années 1990 a certes ouvert de nouveaux espaces d’expression, mais elle s’est déroulée dans un contexte social peu favorable marqué par la montée de l’islam politique. Comme le souligne Fatema Mernissi, cette transition a fait entrer « le peuple »,  et les femmes dans son sillage, dans le jeu politique sans leur donner les moyens d’y exercer pleinement leur citoyenneté.

Les travaux de Nabila Sassi révèlent en outre une fracture sociale nette : les femmes les plus instruites et actives professionnellement sont aussi les moins attachées au modèle de société islamique et les plus favorables à une réforme des lois inspirées de la charia. Près de 67 % d’entre elles se déclarent favorables à une émancipation vis-à-vis de ces lois, contre seulement 20 % des hommes.

Toutefois, ce désir d’égalité ne se traduit pas toujours par un engagement partisan. Une majorité de femmes expriment une distance critique vis-à-vis de la politique, estimant qu’aucun parti ne représente réellement leurs aspirations. Leur engagement se déplace souvent vers des formes d’action sociale, éducative ou associative, perçues comme plus efficaces pour contribuer à la cohésion nationale et à la stabilité, valeurs qu’elles jugent prioritaires dans un contexte encore marqué par la défiance et la fragilité institutionnelle.


C. La diaspora : entre attachement symbolique et désillusion politique

La diaspora algérienne, estimée à 7 millions, représente elle aussi un électorat potentiel important. Pourtant, les communautés algériennes de l’étranger se tiennent encore à l’écart de la vie politique algérienne, malgré leur attachement au pays qui reste, pour beaucoup, fort. Ce paradoxe entre l’attachement au pays et la participation à la vie politique nationale s’explique en partie par une sous-représentation institutionnelle, une faible reconnaissance politique, malgré des améliorations constatées dans ce champ,  et un sentiment durable de marginalisation.

Depuis 1997, seulement huit sièges de députés leur sont réservés à l’Assemblée populaire nationale, un quota qui n’a pas été modifié malgré la croissance à la fois du nombre total de parlementaires et du nombre d’Algériens résidant à l’étranger. La reconnaissance de la diaspora reste donc encore limitée. Ce déséquilibre pourrait s’expliquer par une stratégie de préservation du pouvoir, visant à limiter l’influence de cet électorat qui peut porter un regard critique vis-à-vis du gouvernement. Cette marginalisation s’est accentuée avec la réforme constitutionnelle de 2016. Celle-ci interdit aux binationaux l’accès à certaines hautes fonctions de l’État. Cette disposition, perçue comme une mesure d’exclusion, a suscité une certaine indignation au sein de la communauté émigrée, qui y a vu une remise en cause de sa loyauté et de sa pleine citoyenneté. En imposant la nationalité algérienne exclusive pour exercer des responsabilités politiques, le pouvoir a renforcé le sentiment d’une citoyenneté à deux vitesses, où les émigrés sont valorisés pour leurs transferts financiers ou leurs compétences, mais exclus des espaces de décision. L’ancienne députée Chafia Mentalecheta, élue de la circonscription de France, évoque à ce sujet sa difficulté à se faire entendre au sein de l’Assemblée afin de défendre les préoccupations de la communauté émigrée qui  sont souvent reléguées au second plan des débats politiques nationaux.

Ainsi, en ce qui concerne la participation électorale, la diaspora se montre faiblement mobilisée. Le taux de participation avoisine les 20 %, un chiffre comparable à celui enregistré sur le territoire national, mais qui reste très faible au regard du potentiel électoral de la diaspora. Lors de la présidentielle de 2024, seuls les partisans du président sortant, Abdelmadjid Tebboune, se sont véritablement mobilisés à l’étranger, organisant des meetings à Paris, Lyon ou Marseille, sans aucune mobilisation réelle adressée aux autres candidats. Ainsi, le désintérêt politique, le sentiment que les «jeux sont déjà faits » reste aussi présent chez la diaspora algérienne. 

Bien que perçue comme un atout stratégique et un réservoir de compétences, la diaspora algérienne continue d’occuper une place périphérique dans la vie politique du pays. Son rôle reste souvent réduit à celui de vitrine, ou de levier économique. Cette situation entretient un paradoxe, car la communauté mobilisée sur le plan identitaire et culturel, reste exclue du champ politique. Ainsi, pour une participation politique effective et la mise en place de nouvelles initiatives, il semble nécessaire de prendre en compte toutes les composantes de la société algérienne. 

En somme, différentes contraintes peuvent s’imposer à chacune de ces catégories, et il est nécessaire de prendre en compte les facteurs socio-économiques susceptibles d’impacter leur participation à la vie politique. Il en découle que les initiatives doivent se concentrer avant tout sur les catégories les plus marginalisées, en mettant notamment l’accent sur l’éducation politique, car elle permettra de favoriser une participation politique plus effective.

III. Initiatives étatiques et citoyennes : des leviers complémentaires pour une participation politique plus effective

A. L’État, acteur clé de l’institutionnalisation de la participation politique

L’État reste un acteur clé pour renforcer la participation politique, il peut impulser des initiatives institutionnelles. Bien que les réformes successives aient été controversées car souvent utilisées au service du pouvoir en place, certaines initiatives émanant de l’État montrent une ouverture vers davantage de participation politique,  en particulier en ce qui concerne les jeunes. Ces initiatives prennent différentes formes, toutefois, elles montrent que l’un des objectifs de l’État Algérien est d'intégrer plus formellement les nouvelles générations aux institutions. 

Le Code électoral de 2021 fixe les conditions d'éligibilité, ainsi que les règles encadrant les élections et tente d’établir des critères plus rigoureux afin de lutter contre la corruption. C’est un instrument clé, car il vise notamment à renforcer la présence de candidats plus jeunes ( jusqu’à 35 ans) au sein des Assemblées élues et établit la parité sur les listes électorales. Ce sont de telles actions qui, selon Bouhenia Guioui, enseignant de sciences politiques à l'Université de Ouargla, peuvent avoir un impact concret. En effet, si la vie politique se diversifie, si elle est plus inclusive, alors la population sera plus encline à participer aux élections ainsi qu’à s'intéresser à celles-ci.  

En ce qui concerne la parité, l’impact reste en pratique limité : le nombre de femmes à l’APN est d’environ 8 %, tandis que celui au Conseil de la Nation est d’à peine 2,5 %. Les politiques concernant la jeunesse récoltent quant à elles de meilleurs résultats, d’autres actions ayant permis d’encourager leur participation. En premier lieu, le plan d’action gouvernemental de 2020 prévoit des financements publics destinés à soutenir les campagnes de jeunes candidats, avec pour objectif d’abaisser les barrières financières à l’entrée en politique pour une nouvelle génération d’élus. Des structures et événements visant à formaliser le dialogue entre État et citoyen sont aussi mises en place : le Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ) et l’Observatoire national de la société civile (ONSC), par exemple, sont des instances consultatives qui tentent de rapprocher institutions et jeunesse. Le Sommet national de « La jeunesse et la participation politique » a eu lieu entre le 7 et le 8 juillet 2025 , placé sous le haut patronage du président algérien, a réuni plus de 3 000 jeunes, y compris issus de la diaspora. Lors de ce sommet, le président Abdelmadjid Tebboune a insisté sur la nécessité d’une formation, d’une éducation politique renforcée, d’espaces d’expression et de moyens de communication affranchis de la bureaucratie. Ces éléments, s’ils sont mis en pratique, sont des aspects essentiels afin de construire une démocratie.

Ainsi, une mesure ne suffit pas, le cadre juridique comme le cadre socio-économique doivent permettre à toutes les composantes de la société de se sentir incluses à la vie politique nationale. C’est un processus qui est long et qui nécessite plusieurs étapes pour être mis en pratique.

B. La société civile ou des initiatives pour un espace alternatif d’expression et de participation citoyenne

Dans une logique de redéfinition de la citoyenneté, les initiatives de la société civile se forment souvent en dehors des canaux traditionnels. Celles-ci prennent différentes formes telles que l’action solidaire en situation de crise ou encore la réappropriation de l’espace numérique. 

Les actions solidaires illustrent l’engagement d’une partie significative de la société civile, souvent la jeunesse, qui souhaite avoir un impact concret sur la société algérienne. Et ce car le désintérêt politique ne résulte pas d’une individualisation, étant donné les nombreuses actions étatiques menées en parallèle pour l’édification de services publics plus efficaces. 


C. Vers une complémentarité entre action publique et action civique pour une participation durable

C’est l’équilibre et la complémentarité entre action de l’État et action de la société civile qui peut ancrer durablement la participation politique effective de tous les groupes sociaux: les actions étatiques et sociales ne doivent pas se développer distinctement mais doivent plutôt être complémentaires.

L’engagement associatif est par exemple présenté comme un vecteur de la formation civique et citoyenne qui permet la collaboration entre associations et État. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports a notamment institué la «Semaine nationale du volontariat» et le Réseau des Jeunes Volontaires, des initiatives qui visent à renforcer l’implication de la jeunesse non seulement dans la société mais aussi en tant que citoyen.

Les organisations internationales sont elles aussi impliquées, et peuvent constituer une passerelle entre la société civile et l’État. Le programme UNICEF Algérie “Youth Challenge” a ainsi permis de mettre en œuvre des partenariats entre le Ministère de L’Éducation Nationale, le Ministère de la Jeunesse et Des Sports et des jeunes de 14 à 24 ans issus de 18 wilayas différentes. Certes, la priorité de ce programme est avant tout d’assurer l’employabilité et la réinsertion sociale, mais il est évident que sans cette réinsertion, toute participation politique informée est inenvisageable.  

De plus, il ne s’agit pas que d’actions initiées à l’échelle étatique qui bénéficient du soutien d’acteurs internationaux. L’association SIDRA, qui vise à renforcer la participation politique des Algériens, a par exemple été soutenue par l’Union Européenne afin de lancer le programme «SHAREK» ( de l’arabe «participe») en Algérie. SIDRA-“SHAREK” vise non seulement à renforcer la participation, mais aussi à mettre sur le devant de la scène de nouvelles préoccupations, telles que la protection de l’environnement. Par différentes actions, ils cherchent ainsi à impliquer la population à toutes les échelles, et à assurer un dialogue entre les associations de jeunesse et les autorités locales.

Ainsi, la participation politique ne se construit pas uniquement à travers des institutions formelles, mais se nourrit également de l’action collective et de la mobilisation citoyenne. Dans ce cadre, la complémentarité entre ces acteurs est indispensable, et l’appui des organisations internationales, pour être efficace, doit avoir pour objectif de favoriser les interactions et la coopération tout en respectant l’autonomie des acteurs nationaux.

En somme, la participation politique en Algérie se trouve à la croisée des chemins entre contraintes institutionnelles et dynamiques de renouveau citoyen. Si les réformes constitutionnelles, les dispositifs de consultation et les initiatives étatiques en faveur des jeunes et des femmes traduisent une volonté d’ouverture, ils demeurent souvent pris dans un cadre politique marqué la prééminence de l’exécutif mais aussi une corruption encore présente. L’enjeu n’est donc plus seulement d’instaurer des mécanismes participatifs, mais d’en garantir la portée effective, en renforçant la confiance entre citoyens et institutions, ainsi que leur accès à l’information pour une participation renseignée. La société civile s’impose de plus en plus comme un acteur de transformation, capable de se réinventer via de  nouvelles formes d’engagement là où l’action politique traditionnelle peut parfois s'essouffler. Le Hirak, les mobilisations féministes, les initiatives numériques ou solidaires comme celles portées par SIDRA ou la Semaine nationale du volontariat démontrent que le désir d’agir existe, qu’il s’exprime dans le cadre institutionnel ou non. Ces dynamiques rappellent que la participation politique ne se réduit ni au vote ni à la représentation formelle : elle s’incarne aussi dans la prise de parole, l’action collective et la capacité des citoyens à faire entendre leurs préoccupations dans l’espace public. Ainsi, les perspectives d’avenir reposent sur la consolidation d’un dialogue permanent entre l’État et la société civile, fondé sur la reconnaissance mutuelle et la complémentarité des actions. Si l’État doit garantir les conditions d’une participation équitable et inclusive, la société civile, quant à elle, doit continuer à impulser le changement «par le bas», à travers la solidarité, l’innovation et l’éducation citoyenne. C’est dans cette articulation entre gouvernance institutionnelle et engagement civique que se joue l’avenir démocratique de l’Algérie, une démocratie qui ne pourra véritablement exister que lorsque chaque citoyen se considérera acteur et non simple spectateur de la vie politique nationale.

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