La diplomatie de la mémoire de l’Algérie dans ses relations avec l’Afrique

Décembre 2025, Mohamed Halmous

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Introduction

La diplomatie de la mémoire désigne l’art de mobiliser le passé historique afin de servir les objectifs de la politique étrangère.L'Algérie[1], colonisée pendant 132 ans par la France, a obtenu son indépendance en 1962 au terme d'une guerre de libération que l'on peut qualifier, suivant l'historien et politologue Klaas van Walraven, de « lutte cataclysmique »[2], ayant causé la mort d'un nombre de victimes dont les estimations divergent considérablement selon les sources : alors que l'historiographie algérienne avance le chiffre d'environ 1,5 million d'Algériens, les autorités françaises l'évaluent à environ 400 000 morts (dont probablement 400 000 Algériens civils et combattants[3]). Une divergence historiographique qui vient refléter les enjeux mémoriels autour de cette guerre coloniale[4].Forte de cette expérience, l'Algérie indépendante s'est posée d'emblée en championne des causes anticoloniales à travers l'Afrique. Une question émerge alors :comment l'Algérie mobilise-t-elle l'héritage de la décolonisation dans ses relations avec les pays africains ?

L’Algérie, « Mecque des révolutionnaires » : un soutien historique aux luttes de libération africaines

Dès son indépendance, l’Algérie adopte une politique étrangère résolument tiers-mondiste et panafricaine, faisant de la solidarité anticoloniale un pilier de son identité internationale. Ahmed Ben Bella, premier chef d’État algérien, affirme dès novembre 1962 la « responsabilité [de l’Algérie] envers les peuples engagés dans des luttes contre le colonialisme »[1]. Concrètement, Alger se transforme en un véritable sanctuaire révolutionnaire : en à peine un an, plus de 80 mouvements de libération et organisations révolutionnaires s’installent à Alger, où ils trouvent refuge, appui matériel et entraînement. Des villas réquisitionnées et une aide financière leur sont octroyées, de même que des passeports pour participer aux conférences internationales, sans compter des armes et l’accès aux camps d’entraînement de l’Armée de libération nationale (ALN). Dès fin 1963, 700 combattants sud-africains de l’ANC s’entraînent dans des camps algériens aux techniques de guérilla éprouvées pendant la guerre d’Algérie. De même, 60 cadres congolais intègrent les rouages du jeune gouvernement algérien pour se former à la politique révolutionnaire, et les officiers du mouvement indépendantiste des îles Canaries rejoignent les écoles militaires algériennes. Ce rôle d’Alger comme plaque tournante des révolutions lui vaut bientôt le surnom de « Mecque des révolutionnaires », formule attribuée en 1967 au leader bissau-guinéen Amilcar Cabral.

Plusieurs exemples emblématiques illustrent l’engagement algérien. En Afrique australe, le soutien est massif contre les régimes coloniaux portugais et le régime d’apartheid sud-africain. Le Congrès national africain (ANC) d’Afrique du Sud ouvre un bureau à Alger dès 1962 et de nombreux combattants de son bras armé Umkhonto we Sizwe sont formés par des instructeurs algériens après 1962. Nelson Mandela lui-même séjourne clandestinement en Algérie en 1962 pour y recevoir une initiation militaire aux côtés des maquisards de l’ALN. Des années plus tard, lors de sa première visite officielle à Alger en 1990, il rendra hommage à cette aide fondatrice en déclarant : « C’est l’Algérie qui a fait de moi un homme »[1]. En Namibie, l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO) bénéficie aussi de l’appui algérien : des combattants namibiens trouvent refuge et entraînement en Algérie, qui fournit armes et soutien diplomatique à leur lutte contre l’occupation sud-africaine. De même, le Front de libération du Mozambique (FRELIMO) envoie des volontaires se former en Algérie : on estime qu’environ 200 guerrilleros mozambicains ont reçu un entraînement dans le désert algérien pour combattre le colonialisme portugais. En Afrique lusophone toujours, le soutien algérien au Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) est documenté dès le début des années 1960 : dès 1963, 250 recrues angolaises[1]  sont formées sur le sol algérien et 70 tonnes d’armes sont expédiées au MPLA par Alger. Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) d’Amilcar Cabral bénéficie également d’une base arrière à Alger, où il établit une représentation active dès 1963 pour soutenir la lutte de libération en Guinée-Bissau. En outre, l’Algérie n’hésite pas à appuyer des mouvements moins connus, y compris dans ses pays limitrophes : le parti Sawaba au Niger, les insurgés Simba au Congo-Léopoldville, l’Union des populations du Cameroun (UPC) ou encore des militants anti-coloniaux de Zanzibar trouvent aussi appui à Alger durant les années 1960. Cette solidarité tous azimuts (couvrant l’Afrique du Nord, de l’Ouest, australe et lusophone) est encouragée par des figures révolutionnaires au-delà de l’Afrique telles que Che Guevara, qui voit en Alger un foyer de la lutte anti-impérialiste mondiale.

Sur le plan institutionnel, l’Algérie consolide son rôle de fer de lance anti-colonial au sein des instances africaines. Membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963, elle milite pour la création au sein de celle-ci d’un Comité de libération dédié au soutien des mouvements indépendantistes sur tout le continent. Ce Comité de coordination pour la libération de l’Afrique, établi à Dar es Salaam en 1963, bénéficie de l’appui actif d’Alger (financements, armes, formation de cadres), incarnant la vision algérienne d’une solidarité panafricaine organisée et militarisée contre le système impérial. Par ailleurs, Alger accueille des événements panafricains majeurs illustrant cette synergie entre luttes africaines : la capitale organise par exemple le premier Festival culturel panafricain en 1969, rassemblant artistes et révolutionnaires du continent autour de l’idée d’une Afrique unie et libérée. Tout au long des années 1960, l’Algérie, souvent qualifiée de « pays du million de martyrs » en référence aux sacrifices de sa guerre d’indépendance, prouve par des actes son dévouement à l’unité africaine et au soutien des mouvements de libération. Ce faisant, elle acquiert un prestige moral immense auprès des peuples et futurs dirigeants africains, qui n’oublieront pas le rôle d’Alger dans l’aboutissement de leurs luttes.

L’héritage révolutionnaire au service de la diplomatie algérienne contemporaine

Après l’accession à l’indépendance de la plupart des pays africains dans les années 1960-1970, l’Algérie a cherché à capitaliser diplomatiquement sur son prestige de « nation libératrice »[1]. La mémoire de son engagement panafricain est ainsi régulièrement convoquée dans ses relations bilatérales et multilatérales. Dès 1974, Alger obtient une victoire diplomatique symbolique en lien direct avec cet héritage : sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères, l’Assemblée générale des Nations unies vote l’exclusion du régime d’apartheid sud-africain de l’ONU. Cette décision, arrachée grâce au lobbying algérien et au nom des idéaux anticoloniaux, illustre la façon dont Alger use de son aura révolutionnaire pour guider l’agenda international en Afrique. Bouteflika déclara à cette occasion qu’il s’agissait de « faire expulser le régime d’apartheid d’entre nous [les Nations] »[2], réaffirmant l’engagement de l’Algérie aux côtés des opprimés d’Afrique du Sud.

Avec la fin de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela en 1990, l’Algérie récolte le fruit de son soutien historique sous la forme d’une profonde amitié avec l’Afrique du Sud. Mandela réserve à Alger sa première visite officielle hors d’Afrique du Sud dès sa sortie de prison, venant personnellement remercier le peuple algérien pour son appui indéfectible. Lors de ce voyage, il proclame même « L’Algérie est mon pays »[1], témoignant de la symbiose des liens tissés entre les deux luttes. De fait, une fois l’ANC porté au pouvoir en 1994, l’Afrique du Sud et l’Algérie consolident leurs relations sur la base de ces valeurs communes. Les deux pays établissent en 2000 une Commission binationale de coopération stratégique – l’une des toutes premières du genre pour Pretoria – afin de structurer un partenariat privilégié. Ce cadre a depuis permis de multiplier les accords bilatéraux (dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la défense, etc.) et les consultations politiques régulières au plus haut niveau. Ensemble, Alger et Pretoria se posent en moteurs du développement africain autonome : ils figurent parmi les initiateurs du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) au début des années 2000, et collaborent étroitement au sein de l’Union africaine pour promouvoir la « solution africaine aux problèmes africains ». Par exemple, en 2015, lors de l’exercice panafricain Amani Africa visant à tester la Force africaine en attente, l’Algérie a mis à disposition ses avions pour transporter des contingents africains, illustrant la permanence de son engagement aux côtés de ses partenaires du continent.

De façon plus générale, la référence à la lutte anticoloniale imprègne le discours diplomatique algérien contemporain[1]. L’Algérie continue de se présenter comme la porte-voix des peuples africains opprimés, en particulier dans les dossiers de décolonisation inachevée. Son soutien de principe à la cause palestinienne est ancien, mais c’est en Afrique qu’elle concentre ses efforts sur un cas emblématique : le Sahara occidental. Considérant ce territoire comme la « dernière colonie en Afrique »[2], Alger apporte depuis 1975 un appui multiforme au Front Polisario qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc[3]. Cependant, ce soutien s’est révélé être un double tranchant pour la diplomatie algérienne. Durant la décennie noire (1991-2002), alors que l’Algérie était empêtrée dans une crise interne majeure, marquée par la guerre civile et l’effondrement de l’autorité étatique, le soutien au Polisario a été perçu par plusieurs pays africains comme un engagement idéologique déconnecté des réalités régionales et continentales[4]. De nombreux États africains, préoccupés par la stabilité et la sécurité de la région, ont choisi de rompre les ponts avec le Front Polisario et la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ils estimaient que le conflit sahraoui n’était plus prioritaire face aux défis sécuritaires et économiques du continent. Cette quasi-marginalisation du Polisario et de la RASD a affaibli la position diplomatique de l’Algérie, qui a vu son influence s’amoindrir dans les instances africaines et son rôle de champion des causes anticoloniales remis en question.[5]

Officiellement, l’Algérie justifie son implication par la fidélité aux principes onusiens de décolonisation : « La question du Sahara occidental relève fondamentalement d’un processus de décolonisation inachevé »[1], rappelle ainsi le ministère algérien des Affaires étrangères en 2025. Ce positionnement mémoriel, dans le droit fil de l’héritage révolutionnaire, conforte les liens de l’Algérie avec de nombreux pays africains qui reconnaissent la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et soutiennent le droit à l’autodétermination des Sahraouis. Il contribue toutefois à entretenir une rivalité tenace avec le Maroc, accusé de perpétuer une forme de colonialisme au Sahara. D’ores et déjà, dans les années 1960, Alger se prévalait d’avoir utilisé la rhétorique anti-impérialiste pour isoler diplomatiquement le Maroc lors de la « guerre des Sables » de 1963, en présentant le conflit frontalier comme une opposition entre une république révolutionnaire progressiste et une monarchie réactionnaire (alliée aux puissances occidentales d’après Alger). C’est un conflit bref mais violent qui oppose, à peine quelques mois après l’indépendance algérienne, l’Algérie de Ben Bella au Maroc de Hassan II autour de Tindouf et de Béchar, territoires reliés à l’Algérie par la France coloniale mais réclamés par Rabat au nom du projet de « Grand Maroc »[1]. Au total, la guerre se déroule de la fin de septembre à la fin octobre 1963, autour des postes de Hassi Beïda, Tindjoub et Ich, avant un cessez-le-feu puis un accord négocié sous l’égide de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). La crise se déroule autour de quelques postes frontaliers (Hassi Beïda, Tindjoub, Figuig) et se solde, militairement, par une impasse, mais elle offre à l’Algérie l’occasion de porter le différend devant la toute nouvelle Organisation de l’unité africaine (OUA), qui fait de ce conflit son premier test en matière de règlement pacifique des litiges frontaliers[2]. L’Algérie affirme que toute remise en cause unilatérale des frontières coloniales risquerait d’ouvrir la boîte de Pandore des revendications territoriales en Afrique. Elle inscrit ainsi sa position dans une logique de protection de l’ordre post-colonial africain, et non seulement dans un face-à-face bilatéral avec le Maroc. Dès 1964, l’OUA adopte le principe de l’uti possidetis juris[3]. Ce choix consacre le maintien des frontières héritées de la colonisation. Il marginalise le projet marocain de « Grand Maroc », fondé sur une lecture expansive des anciennes relations de sujétion dans le Sahara. Ce succès normatif légitime a posteriori la position algérienne : jeune État né d’une guerre de libération, l’Algérie s’affirme moins comme un défenseur de ses seuls intérêts nationaux que comme garant de la stabilité juridique d’un continent en décolonisation.

Par ailleurs, l’Algérie s’appuie sur son prestige historique pour jouer un rôle actif de médiation et de maintien de la paix en Afrique. Sa réputation d’« ancien combattant » de la libération lui confère une stature respectée, facilitant son implication dans la résolution de crises contemporaines. Par exemple, Alger a servi de médiateur dans les conflits au Mali (accords de paix d’Alger de 2015) et en République centrafricaine. Alger capitalise, bien sûr, sur sa neutralité et son passé de soutien aux souverainetés africaines. De même, l’Algérie forme aujourd’hui des officiers de plusieurs armées africaines et offre des bourses d’études aux étudiants du continent. Elle perpétue ainsi une forme de solidarité Sud-Sud héritée des années de lutte commune. Dans les différents sommets de l’Union africaine, les dirigeants algériens n’hésitent pas à évoquer la mémoire de la lutte anti-coloniale pour nourrir un sentiment d’unité africaine et promouvoir des initiatives collectives. On retrouve cet ethos dans la politique étrangère actuelle dite d’« Algérie nouvelle » sous le président Abdelmadjid Tebboune, qui insiste sur la continuité historique de l’engagement algérien en faveur des causes africaines, tout en cherchant à réinvestir diplomatiquement et économiquement un continent parfois délaissé durant la décennie noire des années 1990.

Souvenons-nous, toute l'énergie du pays à été siphonnée par la lutte anti-terroriste sur le plan interne de 1992 à 2002, la guerre civile oppose alors le gouvernement algérien de l'époque face Front Islamique du Salut, dit FIS. Naturellement, la diplomatie, et plus spécifiquement celle concernant l’Afrique recule et est reléguée à un second plan. Ce dis[1]  délaissement de la scène diplomatico-économique s’explique par une forme de double asphyxie. D’abord, elle est sécuritaire.

Toutefois, cette diplomatie mémorielle connaît aussi ses limites à l’heure actuelle. D’une part, l’impact des récits héroïques s’estompe avec le renouvellement des générations : les jeunes diplomates ou citoyens africains, nés bien après les indépendances, sont peut-être moins sensibles à l’aura révolutionnaire de l’Algérie qu’ont pu l’être leurs aînés. D’autre part, la concurrence géopolitique s’est intensifiée en Afrique, notamment de la part de pays misant sur le soft power économique plutôt que sur le capital historique. Ainsi, le Maroc, éternel rival maghrébin, a opéré son retour en force au sein de l’Union africaine en 2017 et multiplie les investissements et visites à travers l’Afrique, adoptant une approche pragmatique là où l’Algérie s’était reposée sur son prestige passé. Comme l’a observé un analyste, l’Algérie a réalisé que « le temps des envolées lyriques s’en était allé, et avec lui le prestige [du pays], remplacé par des relations plus commerciales, plus pragmatiques […] requérant présence et constance. C’est exactement ce que faisait le Maroc »[1] . En effet, durant les dernières années du long règne de Bouteflika (1999-2019), Alger a quelque peu délaissé la scène africaine, [1] en raison notamment de la maladie du président, ce qui a pu éroder son influence malgré son riche passé.

La diplomatie de la mémoire ne suffit plus à elle seule : l’Algérie se doit désormais de l’accompagner d’une présence soutenue et d’une coopération économique concrète pour maintenir son rang en Afrique.

Conclusion

En définitive, l’Algérie a su mobiliser l’héritage de la décolonisation comme un atout diplomatique majeur dans ses relations africaines. Son engagement précoce et déterminé aux côtés des mouvements de libération, de l’ANC sud-africain au MPLA angolais, en passant par le FRELIMO, le PAIGC, le SWAPO et bien d’autres, lui a valu une capitale symbolique unique, celle d’ancienne « Mecque des révolutionnaires » devenue partenaire respecté des États africains indépendants. Cet héritage a façonné des liens privilégiés avec nombre de pays du continent, et Alger continue d’en faire un levier d’influence, qu’il s’agisse de revendiquer un siège de leader moral dans les instances africaines, de se poser en médiateur crédible des conflits, ou de fédérer des positions de principe sur la scène internationale (défense du droit des peuples à dispos[1] [2] er d’eux-mêmes, rejet des ingérences néocoloniales, etc.). Néanmoins, la diplomatie mémorielle algérienne montre ses limites à l’ère actuelle : si le passé glorieux confère à Alger un statut particulier, le prestige révolutionnaire doit être entretenu et actualisé par une présence diplomatique active et des partenariats concrets. Les relations de l’Algérie avec l’Afrique, jadis portées par l’idéalisme de la lutte commune, entrent dans une phase où l’histoire seule ne suffit plus – elles requièrent une adaptation aux réalités du XXIe siècle. L’Algérie d’aujourd’hui s’efforce ainsi de conjuguer mémoire et pragmatisme afin que l’esprit de la décolonisation continue d’enrichir, sans les figer, ses échanges avec ses partenaires africains.

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