Est ce que l’opération Ajax est responsable de la révolution islamique de 1979 ?
Novembre 2023, Article de Raphaëlle Sarvghad Razavi
Février 1979 : révolution islamique en Iran. L’ayatollah Khomeini suivi par une partie de la population iranienne renverse le Shah Mohammad Reza Pahlavi et instaure ce qui deviendra un régime autoritaire théocratique.
L’Histoire de la révolution iranienne est connue, bien documentée, et souvent racontée sur une période relativement courte. Les recherches sont orientées sur l’évènement révolutionnaire en lui-même, ainsi que sur les grands acteurs qui y ont pris part, à commencer par Rouhollah Khomeini.
Pourtant, l’histoire de la révolution iranienne ne peut se définir uniquement selon le prisme du combat entre une monarchie aux orientations occidentales et les volontés autocratiques de certains fondamentalistes religieux. Cette révolution est avant tout l’histoire du peuple iranien, et de ce qui l’a poussé à se révolter tout au long du 20ème siècle.
Pour comprendre la révolution de 1979, il faut prendre en compte l’échec d’une précédente révolution ayant eu lieu au début du 20ème siècle, la révolution constitutionnelle de 1905-1911. Les révolutionnaires portaient alors des revendications démocratiques, qui furent finalement écrasées par l’hégémonie et l’autoritarisme du régime monarchique. L’échec de cette période peut donc expliquer la dureté du nouveau régime de 1979. Formé de coalitions hétéroclites, les différents partis laïques, libéraux, marxistes et islamistes s’éloignent les uns des autres au fur et à mesure que leurs intentions divergent.
Refusant de retomber dans le « piège libéral » de la révolution du début du siècle, les partisans de Khomeini mettent en place une constitution dans laquelle les théologiens gèrent directement les affaires du pays, ce à quoi s'opposent les autres forces politiques. (Vincent Lemire, Révolutions, 2013, « Iran, une révolution théocratique ? »)
Il est aussi nécessaire de s’intéresser à la composition du mouvement révolutionnaire, et ce dans toute sa diversité. Il est trop simple de s’enfermer dans un carcan binaire, séparant la population iranienne en deux blocs irréconciliables : les monarchistes et les khomeynistes.
Les oppositions et critiques du régime du Shah ne commencent pas dans le courant des années 70 et ne sont pas forcément portées par des courants de pensée religieux. En effet, outre le parti communiste iranien, d’autres partis d’opposition existaient, et étaient même appréciés par la population iranienne. Un en particulier, le front national iranien, s’est affirmé comme la principale force d’opposition libérale, démocratique et laïque d’Iran à partir de sa création en 1949.
Mohammad Mossadegh et le Front National Iranien
Au début des années 50 en Iran, l’influence des pays occidentaux sur l’état Perse ne passe pas par la colonisation, mais par une mainmise sur ses ressources pétrolières. Le Royaume Uni exploite le pétrole iranien via l’Anglo Persian Oil Compagny, et ce depuis 1912. L’Iran ne touche alors que très peu de royalties sur l’extraction pétrolière qui a lieu sur son propre territoire.
C’est dans ce contexte que va émerger un parti qui arrivera au pouvoir en 1951, le Front national Iranien (جبهه ملی), ainsi qu’un homme, Mohammad Mossadegh (محمد مصدق).
Né en 1882 et mort en 1967, cet homme d’Etat iranien est le cofondateur du Front national iranien et a été deux fois premiers ministres entre 1951 et 1953. Plus important encore, il est le principal leader de l’opposition au pouvoir monarchique du Shah au début des années 50.
Visage du combat contre l’impérialisme occidental et de l’indépendance économique de l’Iran, il engage un bras de fer contre le Royaume Uni en créant la National Iranian Oil company (1951) pour que l’état Iranien puisse contrôler l’extraction, le raffinage et la vente de son pétrole et s’affranchir de la tutelle britannique sur ses ressources.
D’inspiration social-démocrate, nationaliste et plus tard laïque, le parti de Mossadegh s’oppose au pouvoir du Shah, non pas dans un idéal antimonarchique, mais plutôt en tant que critique contre la soumission du pouvoir iranien aux pays occidentaux que sont le Royaume Uni et les États unis.
L’opération Ajax et la nationalisation de l’Anglo Iranian Oil Company
Mohammad Mossadegh arrive à la tête du gouvernement iranien en avril 1951 et se place sur une ligne nationaliste, avec la ferme volonté de ne plus laisser le pays sous le joug économique de l’État britannique.
Le 1er mai 1951, il fait voter l’expropriation de l’Anglo Iranian Oil Company et la nationalisation des puits de pétrole iraniens, rejetant au préalable une offre faite par le Royaume Uni proposant un partage par moitié des profits générés par l’exploitation pétrolière.
L’Anglo Iranian Oil company devient alors la National Iranian Oil Company. L’expulsion des sociétés pétrolières britanniques d’Iran et la nationalisation de l’Anglo Iranian Oil Company ne plaisent pas aux britanniques qui mettent en place un embargo sur le pétrole iranien. En 1952, Mossadegh rompt les relations diplomatiques de l’Iran avec Londres et le marché international se ferme complètement à l’Iran. Incapable d’exporter ses ressources pétrolières, le pays sombre dans une grave crise économique.
Cette période est aussi synonyme d’une importante crise politique.
Les tensions sont rudes entre Mohammed Reza Pahlavi et son premier ministre. Mossadegh refuse de céder face aux pressions britanniques et américaines tandis que le Shah entretient de bonnes relations avec les États occidentaux et s’oppose aux décisions de son chef de gouvernement.
Pourtant, Mossadegh est soutenu par la majorité de la population iranienne ainsi que par de nombreux partis politiques qui ne voient que des avantages à se défaire de la mainmise britannique. Les libéraux et démocrates qui suivent le Front National Iranien y voient une lutte pour l’indépendance nationale et contre le colonialisme, mêlé à un fort patriotisme. Les partis religieux ne peuvent que soutenir le recul de l’influence britannique, vue comme un rejet du monde occidental. Le Parti communiste iranien, le Tudeh ( حزب توده ایران, Hezb-e Tudeh-ye Iran), pense que les décisions de Mossadegh contre les États occidentaux pourraient faciliter un rapprochement avec le monde soviétique et mettre l’Iran sur la voie du socialisme.
C’est la peur des volontés nationalistes iraniennes et la ténacité du premier ministre Mossadegh qui feront agir Winston Churchill et Dwight D. Eisenhower. Terrifiés à l’idée que l’Iran se rapproche de l’Union soviétique, le premier ministre britannique et le président américain décident de s’allier avec le Shah d’Iran et de mettre en place une opération visant à destituer Mohammad Mossadegh, L’Opération Ajax.
Des agents de renseignement s’infiltrent au sein des partis politiques iraniens, notamment le Tudeh, et organisent de fausses manifestations contre Mossadegh, mettant en place un climat de défiance factice contre la politique du premier ministre.
Le 16 août, Mohammed Reza Pahlavi envoie des gardes royaux au domicile de Mossadegh pour l’arrêter, mais les gardes de Mossadegh prennent le dessus sur ceux du Shah et celui-ci est forcé de fuir en Italie.
Alors que Téhéran célèbre la soi-disant fin du régime monarchique, le général Fazlollah Zahedi aidé par la CIA et le MI6, organise le 19 mai 1953 un coup d’état. Mossadegh est condamné à mort par le Shah revenu d’Italie et ne fera finalement que 3 ans de prison avant d’être assigné à résidence pour le restant de ses jours.
À la suite de ces évènements, le Shah renforce le pouvoir de la monarchie, soutenue par le Royaume Uni et les États-Unis, et le régime prend une forme de plus en plus autoritaire, jusqu’à sa chute en 1979.
Un pouvoir monarchique de plus en plus dictatorial.
Le parti social démocrate est défait, et avec lui les espoirs d’un ordre nouveau. Mais est ce que les idées mossadeqqistes auraient réellement permises à l’Iran de se réinventer ?
Une grande partie du mécontentement populaire qui a entraîné le soulèvement de 1979 était dû à la forme contestée qu’a prise la monarchie Pahlavi après la destitution de Mossadegh. (Philippe Baulieu-Brossard, Opération Ajax,1953, Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, 2009)
De 1953 jusqu’à 1978, les mauvaises réformes prises par le Shah alimentent la fureur populaire, créant un climat de plus en plus contestataire.
La situation économique en Iran est alors particulière. La population iranienne ne bénéficie pas des revenus pétroliers de l’État, dont une part est détenue par l’élite et l’autre dépensée pour l’expansion de l’armée. Les inégalités se creusent et une petite élite administrative proche du pouvoir s'enrichit tandis que le reste de la population sombre dans la pauvreté. Les dépenses astronomiques du Shah, certaines servant son train de vie personnel, sont de plus en plus critiquées. Il en va de même pour les célébrations, à l’instar du très médiatisé « Festin du siècle ». En 1971, le Shah invite à Persépolis des dignitaires venus du monde entier pour célébrer les 2500 ans de l’empire Perse. Les journaux étrangers estiment à 300 millions de dollars les dépenses en partie piochées dans le budget du ministère des affaires étrangères. Les moyens démesurés utilisés pour cette célébration attisent la colère de la population et l’Ayatollah Khomeini exprimera son désaccord face aux excès du régime : « Qu'ils aillent sur la Lune, sur Mars ou sur la Voie lactée, ils n'y trouveront jamais le véritable bonheur ni la vertu morale ; ils seront toujours dans l'incapacité de résoudre leurs problèmes sociaux ». (L’Orient-Le Jour, « #3 Reza Pahlavi, dernier empereur de Perse », Caroline Hayek).
En outre, les réformes d'alphabétisation et agraires (Révolution blanche) mises en place par la monarchie sont loin d’être assez ambitieuses et ne permettent pas des avancées sociales suffisantes.
À l’origine des problèmes économiques auxquels fait face l’Iran des années 70, se trouve aussi la modernisation à marche forcée du pays par le régime monarchique, qui essaye de faire évoluer trop rapidement un État qui n’était pas adapté.
La forme du régime est également critiquée : la corruption règne, la bureaucratie est dévorante et l’état policier autoritaire n’hésite pas à user de torture, d’emprisonnements, d’assassinats, et est à l’origine de nombreux massacres lors des manifestations d’opposition.
Le régime muselle ses adversaires et le multipartisme n’est qu’un rêve lointain. Finie l’époque où coexistent des partis marxistes, sociaux démocrates, monarchiques et religieux. En 1975, la création du Rastakhiz (« Résurrection », حزب رستاخیز ملت ایران), parti unique, met fin à un bipartisme fictif et relègue le personnel politique à des rôles minimes ou délateurs, dans le but d’éliminer toute opposition.
Le poids de l’islam s’alourdit dans la balance politique iranienne
Depuis les années 20, le mouvement modernisateur de la dynastie des Pahlavi n’a fait que creuser les différends entre la monarchie et le clergé chiite. Le mouvement religieux s’est formé dans la ville de Qom, créant une communauté à part, loin des avancées modernisatrices prises par le pouvoir et vexée par les mesures anti islamiques mises en place par Reza Shah, le père de Mohammed Reza Pahlavi.
La rupture entre le pouvoir et le reste de la population iranienne, s’observe dès la fin de la seconde guerre mondiale et de l’occupation soviético britannique (1941) où est observée une forte montée du communisme chez les intellectuels et les classes populaires.
Dans les années 50, 4 groupes occupent la scène politique iranienne.
Les partisans du Shah (les monarchistes), les religieux (qui sont un corps social très autonome et séparé du pouvoir), les sociaux-démocrates (Front national iranien mossadeqqiste), et les communistes. Lorsque Mossadegh arrive au pouvoir en 1951, il est activement soutenu par le parti communiste iranien, le Tudeh, qui apprécie son opposition au pouvoir autoritaire du Shah, et, par extension, aux États-Unis. Un bon nombre de groupes religieux se trouvent aussi soutenir le Front national Iranien, et se regroupent derrière l’ayatollah Kashani. Les autres, suivent un certain Rouhollah Khomeini, derrière les « Dévoués de l’islam » (Feda’iyan-e eslam, فدائیان اسلام ).
Les préoccupations des partis religieux rejoignent en un sens celles du parti nationaliste et du parti communiste. Il y a une aversion commune pour la mainmise occidentale (britannique) sur l’exploitation du pétrole iranien. Rejeter le pouvoir occidental signifie pour les nationalistes-démocrates s’engager sur la voie de l’indépendance nationale, mais les religieux y voient une autre opportunité, celle de rejeter la modernité mise en place par le pouvoir et de se tourner vers la tradition chiite.
Cette entente entre Mossadegh et les religieux n’est pas non plus parfaite, et certaines questions restent épineuses, à commencer par la promotion de la laïcité, soutenue par le parti social-démocrate mais pas par le clergé.
Une révolution possible par un rejet commun de la période Pahlavi
On peut donc se demander pourquoi les segments démocrates ou encore communistes de la population iranienne auraient soutenu un mouvement religieux, qui, de prime abord, s’opposait à leurs idées de fond.
Une des réponses se trouve en premier lieu dans un rejet commun de la période Pahlavi. Que ce soient les clercs, les intellectuels ou les classes populaires, les excès de la monarchie exaspèrent, et nombreux sont ceux à se tourner vers le meneur de file le plus populaire et imposant, l’Ayatollah Khomeiny. Il est intéressant d’étudier la réalité sociologique des révolutionnaires de 1979. Loin d’être tous des religieux, nombreux sont des intellectuels, des étudiants, ou mêmes des laïques, se revendiquant pour certains d’un héritage Mossadeqqiste.
Pourtant, on sait que dès les années 50, seulement une partie du clergé soutenait le front national iranien (c’est le cas de l’ayatollah Kashani) et non pas le mouvement des « dévoués de l’Islam » mené par Khomeiny, qui représentait, la branche la plus conservatrice de l’opposition religieuse.
A défaut de pouvoir se reposer sur une résistance plus en accord avec leurs opinions, les révolutionnaires rejoignent l’homme le plus visible et qui fait le plus parler de lui, celui qui est le plus susceptible de renverser le pouvoir.
La pensée sociale démocrate pendant la révolution
Abdolhassan Bani Sadr est un de ceux qui se sont opposés à la fois au régime du Shah et aux religieux les plus radicaux. Libéral et mossadeqqiste, il devient président de la République iranienne en 1980 et s’oppose frontalement à ce qu’il appelle la « mollarchie ».
Exilé en 1963 en France en raison de son opposition au régime Pahlavi, il sera un des plus proches conseillers de l’Ayatollah Khomeini lorsque celui-ci se retrouve exilé à son tour en 1978.
A la fois favori du pouvoir religieux et intellectuel libéral, il fit, par fierté, la même erreur que Mossadegh et ne fonda pas de parti politique solide, comptant sur son statut et sa popularité seule pour reprendre le pouvoir. Il néglige son travail politique et se heurte à la puissance du vieux clergé chiite, avant d’être destitué et de s’exiler en France en 1981. ( Le Monde, « La déchéance et l’exil du président Bani Sadr », Freidonne Sahebjam, 1986)
Ces évènements marquent une rupture nette au sein de la pensée sociale démocrate iranienne, le nationalisme étant désigné par l’Ayatollah comme impie.
Pourtant, la social-démocratie aurait pu faire une réelle synthèse entre les différents segments de la population iranienne, même si ses héritiers (à l’image de Bani Sadr), ont sous-estimé la puissance du pouvoir auquel ils s’opposaient : le pouvoir monarchique pour Mossadegh, le clergé chiite pour Sadr.
Néanmoins, l’héritage mossadeqqiste est toujours présent lors de la période révolutionnaire. En 1979, le visage de celui qui était à la tête du Front national iranien se remarque sur des tracts ou des livrets, prônant la démocratie, l’anti-impérialisme ou encore la modernité. Sans parler des meetings de Bani Sadr, qui, en 79, attirent encore les foules, toujours séduites par les idées de la social-démocratie.
Des forces d’opposition religieuses multiples
Tous les groupes religieux ne soutiennent pourtant pas le régime théocratique iranien, à l’image de l’Organisation iranienne des moudjahidines du Peuple (OIMP). Force d’opposition organisée, l’OIMP a joué un rôle non négligeable lors de la révolution iranienne et du renversement de la monarchie. En 1980, l’organisation soutient la candidature de Bani Sadr et se voit obligée de fuir en France lorsque celui-ci est destitué.
Œuvrant pour la rébellion armée et violente contre le régime islamique iranien, l’opposition marquée de l’OIMP est à l’image même d’une société iranienne post révolutionnaire fracturée, où même les corps religieux sont divisés.
Un héritage à nuancer
Il est aujourd’hui impossible de savoir si la révolution islamique de 1979 aurait pu être évitée. L’héritage de Mohammad Mossadegh est important sur le plan économique (il réussit une nationalisation de l’Anglo Iranian Oil Company), mais plus limité sur le plan des idées. Bien qu’il soit le visage de la social-démocratie et de l’indépendance nationale iranienne, ses idées n’ont pas réussi à inverser la tendance religieuse fondamentaliste qui a pris le pas sur les autres alternatives politiques en 1979.
Pourtant, le Front national iranien est le seul à avoir rassemblé une population aux opinions variées, sous l’égide d’un patriotisme et d’un anticolonialisme qui s’opposait à l’ingérence britannique en Iran.
Communistes, religieux modérés, laïques et démocrates ont pu se retrouver sur des valeurs communes, du moins pendant un temps.
Ce sera l’ingérence britannique et américaine qui causera la chute du premier ministre iranien, tout en renforçant le pouvoir monarchique d’un dirigeant déjà peu apprécié.
Sans placer Mohammad Mossadegh sur un piédestal et en érigeant sa politique comme l’unique alternative à la révolution de 1979, il évident que l’implication britannique et américaine n’a fait que pousser le pouvoir autoritaire de la monarchie à son paroxysme, attisant la colère populaire, moteur de la révolution.
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Tudeh
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https://libnanews.com/persepolis-le-dernier-festin-du-chah-diran/
https://www.lorientlejour.com/article/1070004/3-reza-pahlavi-dernier-empereur-de-perse.html